
30. Murielle UNY
3 février 2026Entretien avec Philip Guyot de Caila
Philip, pourquoi avoir choisi de vous engager aujourd’hui pour Paray-le-Monial ?
Parce que Paray coule dans mes veines. J’y suis né, j’y ai grandi, j’y ai construit l’essentiel de ma vie. Pendant plus de vingt ans, j’ai servi Paray comme collaborateur de cabinet puis dans les services municipaux : communication, projets, relations institutionnelles.
Et depuis, j’ai poursuivi un parcours national qui m’a beaucoup enrichi.
Mais au fond, tout ramène à Paray-le-Monial. L’envie de rendre ce que j’ai reçu. L’envie d’être utile. Et surtout la conviction que notre ville a besoin d’un nouvel élan, mais construit sereinement, ensemble, sans brutalité.
Vous avez grandi ici. Pouvez-vous nous parler de votre formation et de votre parcours ?
Ma formation est le fruit de l’éducation parodienne. J’ai grandi ici, j’ai été formé ici, et je dois beaucoup à mes années d’école dans cette ville. J’ai suivi une scolarité mixte, publique et privée, qui m’a donné une ouverture d’esprit précieuse : école primaire de Bellevue, collège René-Cassin, lycée Jeanne d’Arc.
Ensuite, je suis parti à Lyon pour poursuivre mes études universitaires, où j’ai été diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Lyon (Sciences Po), une formation exigeante qui m’a appris la rigueur, le sens de l’analyse, la compréhension des enjeux publics.J’ai ensuite effectué mon service militaire à l’état-major de la 7e Division blindée à Besançon, une expérience forte au contact d’officiers de haut rang.
Et puis je suis revenu à Paray, par choix et par fidélité.
C’est ici que j’ai voulu construire ma vie professionnelle et personnelle, dans la continuité de mon parcours et de mes racines.
Que diriez-vous à ceux qui se demandent si vous êtes prêt à devenir maire ?
Je comprends parfaitement que l’on se pose la question. Être maire ne s’improvise pas : c’est un engagement, une charge, une responsabilité immense.
Ce que je peux dire, c’est que :
- j’ai 25 ans d’expérience directe dans l’action municipale,
- j’ai dirigé des équipes, des dossiers complexes, des projets stratégiques,
- je préside aujourd’hui le Conseil de Surveillance de la Fédération Française de Football, une instance nationale exigeante, collégiale et indépendante,
- je dirige un cabinet de conseil qui accompagne des acteurs publics et privés partout en France,
- et je connais parfaitement les rouages administratifs, financiers et institutionnels.
Je me sens prêt parce que j’ai l’expérience, mais surtout parce que j’ai l’esprit : celui de travailler, d’écouter, de rassembler, de décider sans diviser.



Votre démarche n’est pas un “projet contre”, mais un projet pour. Quelle est votre vision pour Paray ?
Nous voulons redonner à Paray de la vitalité, de la cohésion, de la confiance.
Notre démarche n’est pas politicienne : elle est citoyenne.
Concrètement :
- améliorer l’accès au soins, attirer médecins et spécialistes et défendre l’Hôpital
- revitaliser et sécuriser TOUS les quartiers
- proposer une Mairie proche de ses habitants et transparente
- réinventer l’attractivité de la ville pour TOUTES ses générations
- refaire battre le coeur de ville et l’économie locale
- et surtout remettre Paray en mouvement — ensemble, sans exclure personne.
Paray mérite un souffle nouveau qui rassemble ses habitants et ne les oppose pas.
Vous parlez souvent de “rassembler plutôt que diviser”. Pourquoi est-ce si central pour vous ?
Parce qu’on ne construit pas une ville dans le conflit.
Parce que Paray a besoin de retrouver une unité, un climat de confiance, un rapport apaisé entre les habitants et ceux qui les représentent.
Je suis convaincu que le maire doit être un trait d’union, pas un mur.
Notre démarche est ouverte, participative, respectueuse.
On ne cherche pas à faire peur, à caricaturer, à opposer.
On cherche à écouter, comprendre, proposer et agir.



Plusieurs rumeurs circulent aujourd’hui autour de votre démarche ou de vous-même. Comment les vivez-vous ?
Je dirais… avec prudence, et un peu de tristesse.
On voit bien que, dès qu’une dynamique nouvelle apparaît, certains préfèrent répondre par la peur et le soupçon plutôt que par les idées.
Mais Paray mérite mieux que ces vieilles méthodes.
Je ne participerai jamais à cette logique : ni attaques personnelles, ni insinuations, ni divisions.
Je resterai sur une ligne simple : parler vrai, agir propre, rassembler.
Paray-le-Monial est une ville spirituellement très marquée. Certains cherchent à remettre cela en question à votre sujet. Que souhaitez-vous répondre ?
Je crois qu’il faut répondre simplement, avec vérité et dignité.
Je suis de culture chrétienne, et plus que cela : de foi chrétienne.
J’ai suivi un parcours catholique “classique” ici, jusqu’à la confirmation.
Dans ma famille, l’engagement spirituel est inscrit profondément : le cousin de mon grand-père, le Cardinal Jean Guyot, fut archevêque de Toulouse, ma grande-tante était religieuse chez les Petites Sœurs de l’Assomption.
Ce sont des racines, un héritage, une culture dont je ne rougis pas.
Mais je ne brandis jamais ma foi comme un drapeau politique.
Elle m’inspire une seule chose dans l’action publique : être juste, être humble, être au service.
Et je crois profondément que Paray, avec son message de paix, de miséricorde et de cœur ouvert, mérite une vie publique à cette image.



Quel message souhaitez-vous adresser aux Parodiennes et Parodiens ?
Venez nous rencontrer. Parlez-nous. Dites-nous ce qui va, ce qui ne va pas, ce que vous attendez, ce que vous espérez.
Ne vous fiez pas aux bruits, aux étiquettes, aux peurs qu’on agite. Faites-vous votre propre idée.
Je ne suis pas un professionnel de la politique.
Je suis un homme de Paray, avec un parcours solide, une volonté sincère et une immense affection pour cette ville. Si nous avançons ensemble, alors oui :

